Tout perdre pour gagner

Noëlla Arsenault

Retour à la saison

le samedi 6 mai 2017 à 12 h 30

Synopsis de l'épisode

Noëlla Arsenault s’est battue jusqu’en Cour suprême du Canada pour que ses enfants puissent aller dans une école française à proximité du domicile familial. Pour pouvoir fréquenter l’école francophone la plus près, les enfants de Summerside (Î.P.-É.) devaient passer jusqu’à deux heures par jour en autobus. Le combat a été long et ardu, à tel point que les propres enfants de Noëlla n’ont jamais eu l’occasion d’aller à l’École-sur-Mer qui a été inaugurée en février 2002, deux ans après qu’elle et Madeleine Costa aient remporté leur cause en Cour suprême. Son combat lui a coûté son mariage, une partie de sa santé et a assombri sa relation avec ses propres enfants. N’empêche, Noëlla Arsenault est très fière aujourd’hui de voir que l’école française de Summerside grandit chaque année.

Biographie

Noëlla Arsenault

Noëlla s’est battue jusqu’à la Cours Suprême du Canada pour que ses enfants puissent aller à l’école en français dans leur communauté à Summerside. (Michel Bastarache fût l’un des juges).

Originaire de la campagne, Noëlla et de nombreux parents d’élèves se sont retrouvés en se disant que leurs enfants devraient pouvoir aller à l’école sans faire des heures de bus tous les jours. Ils décident de se lancer dans un combat pour obtenir la création d’une école. Dès que Noëlla et Madeleine Costa-Petitpas, une camarade de lutte, ont décidé de se lancer dans ce projet, leur avocat les a prévenus que cela prendrait plusieurs années, que ce serait long, compliqué et potentiellement dangereux.

En 2000, après de nombreuses années de luttes et de nombreux recours et appels à tous échelons de la justice Canadienne, le jugement a été rendu en leur faveur. Malgré cette victoire, Noëlla a beaucoup perdu lors de toutes ces années, et a eu peur, à juste titre, pour sa santé, physique et psychologique. Elle a même été menacée.

Aujourd’hui, son dossier sert de modèle pour des causes semblables à travers le Canada, et son gain de cause permet aux autres francophones qui se battent pour des choses similaires de pouvoir.