Le justicier des minorités francophones

Michel Bastarache

Retour à la série

le samedi 12 août 2017 à 12 h 30

Synopsis de l'épisode

La Cour Suprême est l’ultime recours pour tous les cas judiciaires au Canada, affectant la vie de tous ceux qui y mettent le pied pour plaidoyer. Chaque juge a une voix qui porte loin dans la société canadienne. Michel Bastarache – sur le banc entre 1997 et 2008 – s’est servi de cette voix pour faire valoir les minorités linguistiques. Les réverbérations se sentent toujours aujourd’hui. Il aurait pu continuer plusieurs années, jusqu’à ses 75 ans, mais a préféré continuer son chemin loin des sentiers battus.

Biographie

Michel Bastarache

En 2009, Michel Bastarache est nommé Compagnon de l’Ordre du Canada pour sa militance en faveur des droits des Francophones et des Acadiens au Canada. Il est connu comme étant champion de la dualité linguistique au Canada. C’est par le biais de la commission d’enquête (Poirier-Bastarache) que le Nouveau-Brunswick devient une province officiellement bilingue. Lors de son mandat à la Cour Suprême, Michel Bastarache rend des jugements importants à l’état de la francophonie (le cas Arsenault-Cameron v. l’Île-du-Prince-Édouard qui promet un précédant aux droits à l’éducation en français).

Il est aussi responsable d’avoir développé le vocabulaire en français de la Common Law canadienne. En effet ce vocabulaire n’existait pas, seul un langage anglophone était à disposition des Canadiens.

Ayant toujours voulu faire de l’enseignement, Michel Bastarache a évolué entre enseignement et pratique du droit, tout en sachant que c’est toujours dans le domaine du droit qu’il a voulu avancer dans sa vie d’homme. Aujourd’hui, il travaille comme avocat à temps partiel, à son compte, et continue de prendre plaisir à œuvrer pour le maintien de la francophonie et du bilinguisme canadien. Pour lui, c’est inévitable, il faut toujours continuer à se battre, rien n’est acquis pour toujours malgré les avancées qui ont eu lieu lors de ces dernières années.